Month: October, 2009

beds are burning

voici venue l’occasion d’associer mes deux passions de batracien, la musique et l’écologie.

mon sang de crapaud n’a fait qu’un tour, lorsque j’appris, via un des sites en faveur de l’écologie que je consulte régulièrement (je suis un crapaud moderne qui vit avec son temps, je consulte internet !), que Kofi Annan avait mobilisé l’attention (et la voix) de plusieurs artistes en faveur de la première pétition musicale pour la protection de l’environnement, à l’occasion du prochain sommet de copenhague.

et cette première pétition musicale n’est autre qu’une reprise effroyable de Beds are burning, le tube de Midnight Oil, ce groupe australien que votre crapaud chérissait tant jadis, et qu’il défendait avec virulence contre INXS.

peut-être parce que Peter Garrett, son chanteur, était, et est toujours, un fervent défenseur de l’écologie.

bref, si l’initiative du prix nobel de la paix, et ancien secrétaire des nations unies, est tout à fait louable, cette reprise est dans la veine de We are the world, cet horrible morceau que la terre entière fredonna en d’autres temps.

une bonne trentaine, voire plus, je n’ai pas tenu le choc en tentant de regarder le clip que j’ai coupé avant la fin, d’artistes participe à l’action.
mais j’aimerais qu’on m’explique pourquoi on a fait appel à certains comédiens français… Michael Jackson n’est plus là, alors on se récupère Mélanie Laurent et Marion Cotillard (pour ne citer qu’elles), merci du cadeau !

en plus, ces voix qui vocifèrent, toujours la même bataille dans ce genre d’initiatives à celui qui beuglera le plus fort. Klaus Meine, de Scorpions, ne se débrouille pas mal du tout.

alors bon, voilà, si vous aussi vous téléchargez le morceau comme je l’ai fait en signe de soutien, vous pouvez aussi balancer à la poubelle ce mp3 pitoyable après son téléchargement. c’est chose faite de mon côté.

en attendant, s’il y a bien une voix imbattable sur ce morceau, c’est celle de Peter Garrett. c’est quand même plus classe, non ?, et lui au moins, il ne donne pas l’impression de chanter une ballade pleine de guimauve… allez, exigez l’original !

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the weekly barometer

1. Something – Sophia
2. Silence – P.J. Harvey
3. Lost – Sophia
4. Dear God (sincerely MOF) – Monsters of Folk
5. Inní mér syngur vitleysingur – Sigur Rós

Sophia (Lido, 29/09/09)

revoir sophia. enfin. après toutes ces années. revoir Robin Proper-Sheppard qui en avril 2001 était en deuil, après la mort de son pianiste. se laisser émouvoir à tout rompre par ses mélodies, sa voix parfois déchirante, ses sourires et ses pointes d’humour (noir).

alors forcément, quand on a vécu un tel moment, quel bonheur de revoir un groupe pareil. surtout que maintenant, Sophia se donne le nom de collectif. et There are no goodbyes, son dernier album est une pure merveille, en particulier The Valentine’s Days Session, le deuxième cd, un live réalisé à vienne.

revoir sophia, au lido, quel beau cadeau. et cette soirée spéciale, je ne me voyais pas la passer sans ma grenouille phacochère, car c’est avec elle que j’étais déjà en 2001. bouclons la boucle.

nous voilà donc au lido, salle chérie devant l’éternel. l’excitation est à son comble. votre crapaud a déjà la chair de caïman lorsqu’il frôle Robin, crinière au vent, et que sa grenouille lui dit “t’as vu ?”.
“Comment ? Qui ça ? Où suis-je ?! Non, allez c’est pas lui…”. je ne l’ai pas reconnu, ça commence fort.

la tradition au lido veut que l’on commence la soirée par discuter en sirotant une astra ou un coca dans la cour intérieure, alors n’y coupons pas.

sauf que ma grenouille phacochère et moi, on est des chevronnés des salles de concert et quand on est ensemble, pas question de rater les premières notes. alors nous ne tardons pas à rejoindre la salle. l’atmosphère y est comme toujours paisible et féérique, les boules à facette tournoient dans les airs, on dirait qu’il neige. c’est juste beau.

il n’y pas encore grand monde, on peut se placer où on veut.
la scène est rapidement investie par des londoniens dont l’accent ne fait aucun doute sur le pays d’où ils viennent. voici encore un groupe “chorale”, les Dark Captain Light Captain.

Giles Littleford et Dan Carney sont à la guitare et au chant. j’ignore lequel des deux est Giles ou Dan. Neil Kleiner s’occupe de la partie électro avec son portable et ses boîtiers, mais apporte également sa contribution vocale. Chin of Britain, transfuge de Quickspace, se charge de la batterie (je n’arrive pas à me souvenir si lui aussi chante…). Mike Cranny de la basse, posant sa voix sur certains morceaux. Et enfin Laura Copsey, aux cuivres (et à la voix, est-il nécessaire de le préciser ?).
ils ont une dégaine marrante, ont l’air bien sympa, comme s’ils étaient eux-même surpris d’être là.

alors, n’y allons pas par quatre chemins, ce groupe assure côté musical. mais alors, je sais, c’est une question de goût, comme toujours, les voix, pff…
Giles, ou Dan, ou Giles, ou Dan, chante comme Peter Gabriel, ce genre de voix pas trop désagréable à écouter, mais qui, au bout de trois morceaux, devient insupportable, car toujours sur la même note.
et puis, bon, je l’ai déjà écrit ici…. arrêtez, bon sang, de chanter tous ensemble, c’est pas possible !

la musique des Dark Captain Light Captain dégage des ambiances feutrées, des accents rock, post-rock, de bonnes boucles, des rythmiques heureuses, de la tendresse sans mollesse.
un groupe qu’on écoute tranquillou dans son étang, le casque sur les oreilles pour profiter de chaque petit son (et des voix, pour ceux qui aiment). à écouter les yeux fermés de préférence et se laisser emporter. dommage malgré tout qu’on n’entende pas la fille, ni quand elle joue, ni quand elle chante, car à l’écoute du disque, les cuivres sont bien là.

j’aurais acheté sans hésiter leur dernier album, Miracle Kicker, co-produit par Robin lui-même (Neil et Dan ont d’ailleurs participé au dernier Sophia), mais au final, oui c’est agréable, mais ça peine à décoller. et puis bon, ces voix là, non vraiment…

le groupe finit par quitter la scène et le public se rapproche et se concentre peu à peu.
avec ma grenouille, on est d’humeur badine, on rigole, on ne dirait pas qu’on va voir Sophia, ce Robin qui ferait verser des larmes au crapaud le plus insensible.

Sophia. arghhhh, voilà Robin Proper-Sheppard…

la chaleur de son “good evening” envahit la salle. des anges passent et dansent gracieusement dans les airs, c’est doux et chargé à trois cents pour cent d’émotions pures.

élégant, souriant, les cheveux longs, il est là au milieu avec sa guitare. il attaque en parlant justement de sa coiffure. oui, il se laisse pousser ses cheveux, et alors ?!

There are no Goodbyes ouvre le bal, on ne pouvait attendre mieux.
Robin s’est entouré, sur cette tournée, d’un quatuor à cordes (trois violons et un violoncelle), qui va péter la baraque, entre autres, aux rappels lors de ce formidable morceau qu’est Lost. Ce morceau composé en hommage à sa mère qu’il a perdue il y a quelques années et qu’il a grand plaisir à jouer, expliquera-t-il – et qui vous file la chair de poule, de caïman, de ce que vous voulez, pour le reste de vos jours.

car Robin, non seulement c’est un génie de la mélodie, un monstre de l’écriture, un excellent guitariste, mais c’est surtout un chanteur hors pair. cette voix, bon dieu. si on créait une échelle de richter vocale, je le placerais dans le peloton de tête, disons 2 sur l’échelle. parce qu’il les vit ses chansons, il ne fait pas que les interpréter, il y met toutes ses tripes, toute sa douleur, tout son bonheur, tout son amour. tout, il donne tout. dans son chant, il restitue toutes les émotions qu’il a mis dans son texte, au moment de l’écriture. je crois qu’il pourrait me faire exploser comme un vulgaire crapaud la clope au bec, si je l’écoutais au casque. j’ai jusqu’à présent évité, pour tout vous dire. déjà sur ma chaîne, c’est impossible de faire autre chose en entendant sa voix, alors au casque… (mais je vais bientôt me laisser tenter, avoir pour soi, rien que pour soi, cette voix qui vous caresse les oreilles, grrrrrrr…).

ahhhh, Sophia. comment vous dire ?
la mélancolie à l’état pur, oui c’est ça.
le pendant musical parfait de meinetwegen.
à ceux qui disent que la mélancolie ça fout les boules, c’est triste, ben je réponds, passez votre chemin. la mélancolie c’est beau et c’est fort. vous ne trouverez pas plus fort, ni plus beau.

bon enfin, voilà, le concert est tout sauf triste. la justesse musicale de tous les musiciens est éclatante, on sent que le batteur n’est pas un rigolo, aux gestes impatients qu’il fait à l’ingé son pour qu’il mette plus de puissance sur la guitare et la voix de Robin. le pianiste balance ses boucles à mesure qu’il créé ses boucles entêtantes, les bassistes et guitaristes sont concentrés et dans leurs mondes, ils se dérideront malgré tout quelques fois pour nous offrir un vrai beau sourire ne trahissant rien de leur bonheur d’être sur scène. et les violonistes, ils se dandinent en attendant leur tour, la violoncelliste délaisse son violoncelle sur Storm Cloud pour un petit clavier dont les notes font remuer votre popotin de batracien.

le concert touche à sa fin, mélangeant des morceaux du dernier album, de Technology won’t save us, mais aussi The infinite Circle. certains morceaux me semblent inconnus. mais l’essentiel est là : l’excellente setlist a fait l’impasse sur Fixed Water. pas de “I’m only happy when you’re sad” ou de “Is it any wonder that to me love has no meaning” ou encore “I try to understand but I just hurt you instead”. c’est peut-être mieux comme ça, sinon ça aurait été la vallée des larmes de crocodile…

pour les rappels, Robin revient seul avec le quatuor. il interprète, entre autres, Something, ce très beau morceau qu’il chante normalement sur l’album en duo avec Astrid Williamson.
dommage qu’elle ne soit pas de la partie. la version qu’il en fait ce soir, seul au ukulélé, ne perd pour autant rien en intensité. d’ailleurs, je vous propose de découvrir ce morceau là, tout de suite avec Astrid.

lorsqu’ils quittent à nouveau la scène, personne ne bouge dans le public, même si nos cuisses de crapaud et grenouille commencent à souffrir de la position debout.
pourquoi voudrait-on partir ? Robin a passé la soirée à faire de nous ses copains, nous racontant une multitude d’histoires, la genèse de certains morceaux, interpelant ceux qui, dans le public, se marrent pendant qu’il chante… et le tout ponctué d’innombrables “fuck” tombant à point nommé !

alors voilà, on reste là. et ils finissent par revenir nous jouer un morceau… bruyant, affreux, détruisant toute la douceur passée. c’est bon, on a compris, une fois le morceau (interminable) achevé, on ne demande pas notre reste.

on quitte Sophia, on crève de chaud mais on a quand même encore la chair de cocotte, encore et toujours…
et alors que nous sortons, la voix de Thom Yorke surgit soudain, Sail to the Moon inonde le lido. mais avec qui ai-je passé la soirée ?!…

© for Sophia, pictures by Mike Menzel and Lido
© for Dark Captain Light Captain, pictures from myspace

the weekly barometer (sunday’s special)

1. Take five – The Dave Brubeck Quartet
2. Fredericia – Do Make Say Think
3. The sleepless – Red Snapper
4. Work it! (Man with the movie camera) – The Cinematic Orchestra

The Dodos (Magnet Club, 11/09/09)

tout simplement improvisé. l’envie toute simple de découvrir un groupe.
ma grenouille de l’étang du nord, actuellement sur paris et bientôt sur bruxelles, me confiait dernièrement que ce groupe faisait partie de ses chouchous du moment. comme elle n°2 en matière de conseils musicaux, après mon Mentor, je n’ai pas attendu longtemps pour aller voir ça sur myspace.

le lendemain de la première écoute, j’avais un air qui me trottait dans la tête, sans parvenir à identifier de qui il s’agissait.
deux jours plus tard, toujours le même air. je cherche, je cherche, je creuse mon ciboulot de batracien. je trouve. c’est eux. dingue, j’ai déjà un de leurs morceaux en tête après une seule écoute.

alors quand je vois dans leur liste de concerts que The Dodos sont à berlin, huit ans jour pour jour après Radiohead, je me dis que je ne dois pas rater ça. surtout qu’ils passent dans le mythique Magnet Club.

le Magnet Club… ah la la, en un seul concert, cette salle passe dans le peloton de tête de mes salles préférées. petit, bien plus petit que le Lido, la scène est minus, la table de mixage est dans la salle, les murs sont bruts, une petite boule à facette pend au plafond, le bar est assez spacieux et offre (oh bar de rêve) de la staro, mais oui, mais oui, ça nous change de ces pils crados qu’on trouve d’habitude aux concerts. tout le monde est archi sympa, du gars qui déchire les billets à l’entrée, à celui qui tient le (petit) vestiaire, sans oublier les mecs qui servent au bar. lorsqu’on entre dans la salle, à gauche après le bar, se trouve une petite terrasse où se réunissent fumeurs, buveurs de bière et ceux qui recherchent un peu d’air frais.

c’est là même que nous commençons la soirée, avec ma grenouille belgo-suisse, qui m’accompagne volontiers à des concerts de groupes qu’elle ne connaît même pas, juste comme ça, pour le plaisir de la découverte et pour me faire plaisir… sympa non ?!
on se boit une petite bière en attendant que le public arrive, on est les premiers (!), on papote. la terrasse se remplit doucement, on papote, on papote, on entend la musique commencer, on ne bouge pas, on papote toujours, on rigole…

et puis on finit par se bouger, parce que Wye Oak nous attend encore pour un morceau, un seul. Jenn Wasner à la guitare et Andy Stack à la batterie, un seul morceau suffit pour se rendre compte qu’on aurait mieux fait d’être là dès le premier morceau. une voix féminine très agréable, aux teintes rappelant celle de Chan Marshall (Catpower), une guitare pas timide, et une batterie qui pète.
quels balourds quand même, on aurait pu rentrer plus tôt…

bon enfin, voilà, on attend maintenant que The Dodos arrivent. il y a pas mal d’américains dans la salle, petit à petit on est de plus en plus serré (idéal en ces temps de grippe A, même si à berlin, tout le monde s’en balance !), il fait chaud, on est bien.

Meric Long, Logan Kroeber et Keaton Snyder finissent par investir la scène. Meric, à la guitare et au chant, se place sur l’avant gauche de la scène (vu de l’œil du crapaud), Logan, à la batterie, à droite. Keaton Snyder, au vibraphone, entre autres, se trouve derrière eux. ils n’ont pas trop de place pour se bouger, nous non plus d’ailleurs.

ils sont là pour présenter Time to die, leur dernier album. un album qui, sur disque, dégage des ambiances rock sans équivoque mais léchées, des mélodies incroyablement bien ficelées, entêtantes et qui parfois caressent presque l’oreille.

là, devant nous, ça tape avec bonheur et harmonie. le batteur est une méga bête, un furieux, j’en sue comme un vieux crapaud au soleil (mais je m’en fous !). il est sidérant dans sa façon de casser un rythme pour un créer un autre, enchaînant et mélangeant je-ne-sais-combien de rythmes différents, il est impeccable dans ses gestes, on dirait que ses baguettes, qu’il écrase avec brio sur sa batterie, ne sont que le prolongement logique de son corps. il est… prodigieux, tout bêtement !
 
et je ne vous parle pas du guitariste qui ne s’arrête pas une seconde lui non plus. il gratte, il gratte, il sue, il chante admirablement bien, parfois il crie un peu, laissant éclater sa joie. il a une voix terriblement agréable, un accent américain charmant, il est responsable à lui seul des mélodies qui vous rentrent illico dans le ciboulot, quel talent, c’est pas possible, et quel bonheur, mais quel bonheur.

et le troisième. c’est grâce à lui si le premier morceau est une tuerie absolue, ahhh quelle entrée en matière ! Logan et Keaton tapent comme des sourds, c’est génial sans être bourrin. il ajoute une petite touche magique à chaque morceau, xylophone, vibraphone, guitare, scie musicale, j’en passe…

The Dodos enflamment le public avec Fables, LE morceau que j’ai constamment dans la tête et que vous pouvez découvrir sur cette vidéo :

Fools déchire le plafond, ah la la, que c’est bon tout ça ! certains grincheux diraient que c’est bruyant mais c’est juste jubilatoire, incroyablement bon !
tous les morceaux sont formidables, et il est regrettable de ne pas avoir plus de place pour pouvoir sauter partout !
devant nous, au milieu, une grande asperge, dansant comme un fou, connaissant les morceaux par cœur, gigote comme s’il était tout seul, c’est chouette à voir…

quand le concert se termine, avant même les rappels, tout le monde est trempé. ça poisse quelle que soit la personne avec qui on entre en contact. j’aperçois même les trois larrons en train de quitter la scène, serviettes autour du cou.
tiens, mais oui, je les vois ! il faut dire que nous étions une foule si compacte, qu’à part le visage de Meric apparaissant parfois telle une sainte vierge, suant mais illuminé, à part la moustache de Logan restant collée à sa lèvre malgré l’énergie qu’il déploie sur sa batterie, à part les mains de Keaton, apparaissant sur la scène comme des génies sortant de leur boîte, oui à part ça, je n’ai pas vu grand chose…
qu’importe d’ailleurs, ce concert était tellement fabuleux, inattendu, impressionnant. je ne sais pas quel âge ont ces petits mais ce sont des jeunots… !
alors ça promet pour les années à venir !

quand je repense à la grande asperge, ce fan de la première heure, je me dis que ce n’est pas difficile de le devenir quand on voit un jeune groupe d’un niveau pareil…
pour vous en convaincre, si cela était nécessaire, je vous propose de regarder une des soirées à emporter de l’incontournable (et excellente) blogothèque, avec The Dodos, filmée par Nathanaël Le Scouernec. c’est par ici.

et si le cœur vous en dit, suivez ensuite Nate Chan et Chryde à san francisco, pour a takeaway show dont la blogothèque s’est fait la spécialité. un concert à emporter pendant lequel Meric et Logan jouent tout en marchant, dans la rue, dans une rame de métro, dans des couloirs…
si la qualité du son n’est pas optimale, ce film vous donnera malgré tout un aperçu du talent infini des Dodos. reliez un casque à vos oreilles, vous ne le regretterez pas.

© for Wye Oak, picture taken from myspace
© for The Dodos, pictures taken from myspace

the weekly barometer (weekend’s special)

1. I bet you look good on the dancefloor – Arctic Monkeys
2. Conerstone – Arctic Monkeys
3. Crying lightning – Arctic Monkeys
4. My propeller – Arctic Monkeys
5. The bad thing – Arctic Monkeys