Month: November, 2009

should I quit?

amis batraciens, rien ne va plus.

ce soir alors que je me baladais chez un disquaire (pas mon disquaire malheureusement), un horrible centre commercial du disque où je me trouvais par hasard, je fouillais les bacs à la recherche de nouvelles choses.

j’ai déjà entre les mains The Whitest Boy Alive (bien agréable à écouter), le nouveau Do Make Say Think (une merveille comme toujours), l’intrigant Blueneck (présenté par un autocollant annonçant “For Radiohead, Sigur Ros and GYBE fans”, avec une superbe pochette), le tentant The Big Pink, et l’excellent Moderat (l’association parfaite de Modeselektor et Apparat).

en faisant ma pile, je vois au passage à la lettre A, que Londinium d’Archive est en promo.
cet album de 1996 d’Archive est le premier du groupe, Rosko participant abondamment à bon nombre de morceaux, garantissant au groupe un vrai phrasé (trip) hip-hop. et c’est donc avec une certaine sérénité que je passe son code-barres contre le scanner pour l’écouter, juste histoire d’être sûr de l’acheter. même si en même temps, il était déjà clair dans ma tête qu’il allait rejoindre Lights et Controlling Crowds sur le présentoir à cd de mon étang.

le scan passe. la pochette de l’album s’affiche sur l’écran, les titres apparaissent. et avec les titres, les compositeurs de chaque morceau. ce qui, avec Archive, est habituel, puisqu’ils sont tous compositeurs ou songwriters. mes yeux sortent de mes orbites de crapaud lorsque je vois apparaître Arab R.

ça ne vous dit rien ?
si ça vous dit rien, vous êtes autant à la masse que moi.
dois-je arrêter la bière ?
me remettre à chercher une grenouille qui me remettra les pieds sur le nénuphar ?

R. Arab, c’est Roya Arab bon sang.
Et Roya Arab, c’est qui ?!
Si vous avez lu la chronique ci-après, vous devez le savoir.
Roya, c’est la sœur de Leila, bon dieu des rainettes.

mais où ai-je donc lu qu’elle avait participé à Alpha ?
c’est bien avec Archive qu’elle chanta jadis…
partout où je cherche sur la toile, je vois écrit Archive…

pauvre de moi.
n’empêche, Roya a quand même le mérite de m’avoir fait découvrir Archive.

du coup, j’arrête la lecture du disque. piqué au vif, je me traite de crapaud ignare, en me disant qu’il est temps qu’une princesse vienne me délivrer de ce maléfice.

j’embarque Moderat et Archive, la mort dans l’âme.

quelle princesse voudra bien venir me sauver ?
Roya ?

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Archive (Huxley’s, 19/10/09)

étrange de se rendre à un concert avec une sorte de fièvre, tout en se sentant détaché. d’aller voir un groupe qu’on a découvert il y a peu, malgré son ancienneté.

né à la grande époque bristolienne du trip-hop, votre crapaud a toujours été attiré par ses super pochettes, sans jamais écouter un seul morceau.
pourtant crapaud, le trip-hop, tu aimes, alors pourquoi, pourquoi donc ?…
Massive Attack et Portishead étaient alors en pôle position dans mon cœur de crapaud, ceci explique sans doute cela.

pourtant, en début d’année, alors que j’écoutais avec la ferveur qu’on me connait le dernier (somptueux) album de Leila, je me mis à chercher des infos sur sa sœur Roya dont la voix m’emballait plus particulièrement.
une grenouille amie m’avait dit qu’elle chantait déjà avec un groupe de trip-hop bien connu, alors j’ai cherché, persuadé que c’était avec Archive bien qu’il s’agisse en réalité d’Alpha !

j’ai malgré tout continué mes recherches sur Archive quand je suis tombé sur Lights. j’ai eu du mal à me remettre de ce morceau de 20 minutes, une merveille musicale pour le crapaud, fan de trip qui fait hop (sur un nénuphar c’est du plus bel effet).


et lorsque j’ai su qu’un nouvel album d’Archive allait sortir, je me mis à vaciller sur le dit nénuphar. la fièvre s’emparait de moi, il me le fallait. chez le crapaud c’est toujours comme ça, tant que Controlling Crowds (part I to III) ne fut pas en ma possession, je ne pensais qu’à ça. ben oui, la passion tourne parfois à l’obsession.

alors Archive au Huxley’s Neue Welt, ça ne se refuse pas.

ce soir là, je me rends au Huxley’s sans emballement particulier. je crois même que si je ne veux pas vraiment y aller, c’est parce qu’il n’y a que Lights qui m’intéresse vraiment. ce morceau là en particulier, et l’album en général. et si Archive faisait l’impasse sur ce vieux morceaux, alors que la part IV de Controlling Crowds vient de sortir ?

perdu dans mes pensées de batracien, je frémis d’horreur en sortant du métro. qu’est-ce que c’est que ce machin ? c’est quoi ce bâtiment, ce truc lumineux clignotant qu’on voit à trois kilomètres ? quelle horreur… c’est vraiment là que le concert a lieu ? je me mets dans la queue, j’attends mon tour, sans envie.

je pénètre rapidement dans la salle, une assez grande salle, à la déco rococo étonnante, faussement d’époque, un peu trop clinquante, très étrange. mickey et minnie viendraient à apparaître sur la scène, je ne serais pas surpris.
il y a déjà beaucoup de monde, je reste dans la fosse, sans m’approcher pour autant trop du plateau…

BirdPen
est déjà sur scène. ils attaquent leur deuxième morceau. musicalement c’est pas mal du tout, mais c’est surtout à la voix du chanteur/guitariste qui me caresse l’oreille. c’est marrant, la musique comme le chant me rappelle quelque chose, sans que je parvienne à trouver quoi.

et quand je trouve quoi c’est la méga honte. lorsqu’Archive entrera sur scène, le même chanteur et guitariste sera encore là. ben oui, c’est Dave Pen. quel nase ce crapaud.

tout ça pour dire que Dave Pen, Mike Bird et James Livingston Seagull (marrants tous ces noms d’oiseaux !) assurent une très bonne première partie, même si leur musique n’est pas si éloignée d’Archive.

d’ailleurs, alors que je n’ai pas encore réalisé qui est Dave Pen, je me dis que vraiment, quelle classe, une première partie dans le même style que le groupe suivant, le tourneur s’est donné du mal !

une fois BirdPen sorti de scène, on se retrouve dans une légère obscurité et puis d’un seul coup, sans une trop longue attente, dans le noir complet. les premières notes de Controlling Crowds résonnent à mesure que des spots rouges s’illuminent. l’intro est palpitante, chez Archive les morceaux sont fleuves, ça me change de mon étang. et au moins, là, ça pue pas la vase.

le clavier de l’intro de Controlling Crowds résonne de manière impeccable dans la salle, les beats n’ont pas encore démarré que tout le monde semble déjà prêt à se laisser chavirer dans ces rythmes archiviens… l’ambiance se chauffe d’un seul coup, et le groupe fait son entrée, sous les hurlements de l’assemblée (tiens, Dave Pen !!).

ah la la, le style anglais… pff, que de belles grenouilles bien sapées, chics et élégantes, y’a pas à dire, ça a de l’allure. votre crapaud a le regard happé par Pollard Berrier (chanteur et guitariste), sacrément sexy à sa manière de onduler de la croupe. et quand il commence à chanter, il va être difficile de regarder ailleurs…

lorsque je parviens à détourner mes yeux de crapaud mort d’amour, je m’aperçois que le clip du morceau passe derrière eux. mais le style de leurs vidéos en général, d’une belle esthétique mais toujours un peu inquiétant ou dérangeant, ne me met pas spécialement à l’aise alors je préfère m’ouvrir un peu aux autres, surtout que Pollard n’a pas l’air plus sympa que ça, un peu arrogant en fait.

sur l’extrême gauche (vu du crapaud), Darius Keeler (fondateur d’Archive), casquetté, bonne bouille, aux claviers, qui bouge comme un fou, rythmant le morceau par ses gestes saccadés ; vient ensuite Steve Harris, à la guitare, grand et élégant, qui lui aussi bouge admiralement ; Pollard est au milieu ; derrière lui Smiley, le batteur, et à ses côtés le bassiste Jonathan Noyce ; Pen est sur le devant de la scène entre Pollard et le deuxième fondateur d’Archive, également aux claviers et à la programmation (et à la guitare), Danny Griffiths.

Rosko John et Maria Q manquent à l’appel. Rosko entre sur scène sur Quiet Time, c’est lui le côté hip-hop du groupe. quant à Maria Q, elle ne sera pas là sur toute la tournée, au grand désespoir des fans, et à la satisfaction de votre crapaud, qui n’accroche guère à sa voix.

l’ambiance est très vite complètement entêtante et enivrante. l’air est chaud et douillet, on est bien. j’ai presque l’impression d’avoir mon casque sur les oreilles. l’acoustique et la balance sont vraiment bonnes pour une salle de cette taille, ce qui n’est pas si fréquent. les morceaux s’enchaînent, ne déviant pas d’un millimètre de la version album, c’est ultra pro. on sent que c’est un groupe à qui on ne la fait pas.

je comprends rapidement que je peux faire une croix sur Lights, pour l’instant les morceaux se succèdent dans l’ordre de l’album. difficile en même temps pour cet album concept d’apparaître sous une autre forme.

les premières notes de Collapse/Collide arrivent jusqu’à mes oreilles. qui va remplacer Maria au chant, Pollard ou Dave ? eh ben non, Pollard explique que Maria n’est pas là, mais on ne va pas la mettre de côté pour autant. le public s’anime. le clip commence. Maria est là, face à nous, sur grand écran.
je maudis alors la technique actuelle, en me disant que vraiment je n’aime pas cette chanson…

le public est plus que conquis à la fin du morceau. c’est juste dingo. une fois qu’on fait abstraction de la voix, ce morceau prend doucement de l’ampleur, vous entraînant petit à petit avec lui. l’impression de glisser d’un bon bain bien chaud où vous allez pouvoir vous dégourdir les cuisses.

l’album continue de se jouer devant nos yeux. je peux d’ailleurs vous donner la setlist sans avoir trop peur de me tromper de beaucoup… en fouillant sur internet, je me rends compte (avec une certaine indignation ou une certaine incompréhension) que le groupe a joué la même setlist au moins sept concerts de suite… de là à penser que c’est tous les soirs la même chose, il n’y a qu’un pas !

Controlling Crowds
Bullets
Words On Signs
Dangervisit
Quiet Time
Collapse/Collide
Clones
Bastardised Ink
Kings Of Speed
Lines
The Empty Bottle
Funeral

Rappels :
Londinium
Numb
Chaos
Again

jusqu’à Kings of Speed, il s’agit des parties I à III de Controlling Crowds, puis jusqu’aux rappels, de la quatrième partie.

je me rends compte que je suis très réceptif aux morceaux interprétés par Dave Pen, j’aime cette manière qu’il a de se cacher derrière ses cheveux, mais aussi ses variations vocales, moins rageuses et moins maniérées que celles de Pollard, son chant est plus doux, tout simplement. il donne juste la sensation d’y mettre vraiment de l’émotion, là où Pollard se contente d’afficher un air satisfait.

le point fort des chanteurs d’Archive, que ce soit Pollard, Dave ou Rosko, c’est leur dextérité à entonner vingt à quarante fois le même refrain. ils pourraient se sampler, c’est relativement à la mode pour un groupe, qui de surcroit est plus hop que trip et plus électro et progressif qu’il ne le revendique.

l’interprétation de Dave sur The Empty Bottle est impeccable, je ne résiste pas à vous faire découvrir le clip en vous rendant sur le site d’Archive (par ailleurs il se trouve que Dave n’est pas le plus moche du groupe, ce qui ne gâche rien !).

tant que nous sommes dans l’image, jetez donc votre oeil acéré de crapaud ou grenouille sur cette version de Numb filmée en concert, dont la qualité d’image et de son est assez remarquable. nous changeant par la même occasion des daubes filmées qu’on trouve sur youtube.

les morceaux du rappel, dont Numb fait partie, enflamment le public et fendent la foule de fans agglutinés dans la fosse.

même sans Lights, ce concert me transporte de la première à la dernière note. cette présence sur scène de tous les membres du groupe, quoi qu’ils ne communiquent guère, leur engouement si évident, leur investissement à deux cent pour cent sur chaque morceau, tout cela se traduit par une force planante et parfois violente dont il est difficile de se débarrasser.

lorsqu’Archive finit par quitter définitivement la scène, j’ai toujours la fièvre. mais je ne me sens plus du tout insensible comme à mon arrivée, je me sens complètement, comment dire… sous l’emprise d’un truc que je ne contrôle pas.
si les symptômes persistent, j’irai voir mon véto.

© for BirdPen, pictures from their website
© for Archive, black&white picture by Julian Hayr and other pictures from archive’s official website and myspace

l’heure est grave

vous avez bien lu.
l’heure est grave.

je m’en remets à vous, fidèles lecteurs des étangs voisins.
on m’a proposé d’inscrire officiellement juicy-frog sur la toile auprès d’un site web répertoriant les meilleurs blogs du moment (voir le commentaire sur la chronique de Sophia).

flatté le crapaud juteux ? oui et non.

vous me connaissez, vous connaissez ce blog, a-t-il un intérêt à devenir public ?
je veux dire vraiment public ?
lu par des batraciens de mares et étangs que je ne connais pas ?

à vous de me dire.
vous avez jusqu’au 30 novembre 2009 pour voter en cliquant quelque part à droite.

merci. le crapaud que je suis flagelle des cuisses en attendant vos réponses.

Shannon Wright (Magnet Club, 04/10/09)

pour l’anniversaire de ma copine la grenouille phacochère du lac blanc, j’avais eu une super idée : lui offrir une place pour un concert qu’elle ne serait pas prête d’oublier.
Shannon Wright annonçait le sien au Magnet Club à ce moment précis. l’occasion était donc trop belle.

Shannon Wright au Magnet. arghhhhh, comment résister ?!

pour la petite histoire, toutes mes amies grenouilles m’ont toujours parlé de cette songwriter américaine, comme on dit en bon français, comme étant… “argghhh”, “euh”, “elle est… ahhhh”. bref, selon la gente batracienne, y’a pas de mot pour définir Shannon Wright, leurs yeux brillants d’envie suffisaient à faire comprendre ce que la belle (?) provoquait sur ces dernières.

personnellement, la musique de Shannon Wright m’a laissé pendant de nombreuses années froid. sans que je trouve sa musique désagréable, je n’aimais juste pas spécialement.

et puis, un jour, la grenouille qui partageait alors ma vie de crapaud, a acheté Let in the light. je restais sans voix, bouleversé par Defy this Love, entre autres, et décidais alors que si Shannon Wright venait à croiser ma route, j’irai moi aussi me laisser emballer par cette formidable pianiste et guitariste.

c’est donc ainsi que nous nous retrouvâmes, ma grenouille et moi, au Magnet ce soir là.

la salle est particulièrement vide lorsque Kiki Bohemia grimpe sur scène après s’être chauffée dans la salle en dansant n’importe comment pour se faire remarquer.

la berlinoise nous toise d’un air arrogant, dissimulant sans équivoque un certain trac.
elle est seule en scène, seule avec une dizaine de manettes devant elle. elle appuie sur un bouton, les beats démarrent, elle appuie sur un autre, une guitare s’ajoute, une autre manette et hop, voilà des boucles sonores, et par dessus, elle sample sa voix. le premier morceau n’est pas mal, mais elle dégage une telle antipathie, qu’il est difficile de s’intéresser à elle davantage.

les autres morceaux se succèdent, sans aucune émotion ni aucun intérêt, avec parfois un “danke” qui n’apporte même pas un peu de chaleur à la salle. tout est glacial, sans amour, sans instrument.

lorsque Kiki Bohemia chausse un accordéon sur ses frêles épaules et sample quelques notes, on la trouve tout bonnement ridicule. après tout, elle aurait pu pré-enregistrer ces quelques notes sur une de ses manettes, comme pour les autres instruments.

cette demi-heure passe lentement. on voit cette fille qui du bout des doigts appuie sur ses boutons, trouve le moyen de couper un morceau alors qu’il n’est pas terminé, passe son temps à regarder ailleurs, et ça vaut mieux, car son regard de vautour fait froid dans le dos.

le concert se termine enfin, si on peut appeler ça un concert. elle remercie, et on assiste, médusés, pendant quinze minutes au rangement des dites manettes. un sacré matos pour pas grand chose.

mais bon, ma grenouille et moi, on ne se laisse pas décourager. nous ne sommes pas venus pour voir Kiki, mais Shannon.

alors que la salle se remplit lentement, que l’ambiance est d’une froideur à pleurer, une fille passe près de nous d’un air décidé, la guitare sur l’épaule, et grimpe sur scène. la voilà.

ses longs cheveux cachent son visage. on ne distingue que ses lèvres rouges épaisses. sa guitare résonne sans tarder. pas un mot. elle commence à chanter.

brrr, quelle voix. à la fois rauque et rageuse. et quelle guitare, sèche et nerveuse.

mais alors, quelle tenue ! sapée d’un vilain collant à la mode h&m, d’un pauvre haut la mettant en valeur comme un cageot, elle est loin de mettre en émoi le crapaud que je suis.

Shannon Wright ne nous regarde pas quand elle joue de la guitare, elle est pourtant face à nous. ça me rappelle le concert de CatPower il y a quelques années, même si la comparaison s’arrête là.
quand elle joue du piano, on ne voit pas non plus son visage. il faut dire que ce dernier a été orienté de manière à ce qu’on ne voit que son profil gauche. on aperçoit malgré tout parfois les traits de son visage, et on se dit que c’est peut-être mieux qu’elle le cache. la pauvre semble bouffie, et elle ne laisse entrapercevoir qu’une face disgracieuse et plutôt laide (pardon pour les fans).

les morceaux qu’elle interprète au piano parviennent à me faire un peu frissonner. les autres à la guitare sont plutôt violents et semblent traduire son peu d’envie d’être là ce soir. elle manque de se prendre les pieds sans le fil de sa guitare, lorsque, par mégarde, elle se laisse emporter par un de ses morceaux, mettant de côté sa mauvaise humeur.

le concert commence et se termine déjà. on ne voit rien passer. aucune émotion. à peine un merci. elle quitte la scène en faisant un geste de la main. sans un sourire, sans un mot. le concert se termine comme il a commencé. dans la froideur la plus complète.

ma grenouille et moi, on se regarde. nous on a bien des mots pour décrire Shannon Wright. mais on les taira.

d’ailleurs on quitte la salle sans même acheter son nouvel album, un peu déconcertés d’avoir attendu si longtemps pour voir ça.

© for Kiki Bohemia, picture taken from myspace
© for Shannon Wright, picture taken from Vicious Circle Records

the weekly barometer (weekend’s special)

1. Cornerstone – Arctic Monkeys
2. Fables – The Dodos
3. Two Weeks – Grizzly Bear
4. The Party – St. Vincent
5. Amores Bongo – The Herbaliser